Le commerce du poisson

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Mairie 1

La place de la mairie, la halle

La Maison Commune, à la fois mairie et salle de classe (pour plus centaine d’enfants) fut remplacée en 1893 par l’actuel Hôtel de Ville, dessiné par l’architecte Clovis Normand, les travaux durèrent 5 ans. Centre administratif et  économique de Berck, c’est sur la place de la mairie que se tenait la vente du poisson. Cette dernière devenant de plus en plus importante, une halle métallique fut construite en 1865. Elle fut détruite en février 1944 lors d’un bombardement.

 

 Vente

La vente du poisson

Depuis 1857, l’ensemble du poisson débarqué à Berck se doit d’être vendu sur la place de la mairie. La halle construite en 1865 devient l’espace principal de ces ventes. Les ventes à la criée se déroulaient en fin d’après-midi, les jours de pêche. Pêcheurs, armateurs, mareyeurs, chasse-marées débarquent le poisson et s’installent pendant que le crieur public aussi appelé « écoreur » prépare les lots. Les acheteurs se placent alors autour de lui. Dès que la cloche résonne, la vente commence. Elle se clôturera à la liquidation totale des lots.

 

 

Voituriers et chasse-marée

Les voituriers, profession peu connue de la marine berckoise étaient pourtant nombreux. Cultivateurs pour la plupart, ils étaient chargés de transporter le matériel de pêche (les agrès) et faisaient aussi le transport du poisson de la plage aux halles. Habituellement ils servaient les mêmes armateurs. Leur charrette légère tirée le plus souvent par un âne se nomme « ballon ». Cette profession qui eut son âge d’or en 1887 déclina lentement jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale. Les chasses-marées, ou mareyeurs quant à eux, furent l’une des professions les mieux représentées. Chargés d’amener le poisson dans les terres, ils sont au milieu du XIX ème à Berck une cinquantaine. Mais l’arrivée du chemin de fer provoquera leur lent déclin jusqu’au début du XXème s. Les derniers parcourront les villes environnantes et la proche campagne.

 

 Partichage

Le partichage

La pêche faite, son produit vendu, vient le moment du « partichage » : l’argent est distribué à chacun des membres de l’équipage, une fois payé évidemment les frais du patron, et relevé les « avaries ». Chacun a droit à sa part. Devenue une véritable cérémonie, « le partichage » se déroulait en fin de semaine le samedi, plus rarement le dimanche chez le « maître ». Accompagnés de leur épouse, les matelots apprêtés se retrouvent autour de la table où trône la recette de la pêche. Une fois la distribution effectuée, la « bistouille », un café allongé d’alcool fort est servi. Ce moment convivial resserre les liens entre les pêcheurs et leur famille.