Dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes 2026
L’ENVERS DU DECOR DU MUSIC-HALL DE COLETTE
(CHANSON, MUSIQUE, LECTURE)
Dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes 2026 / Euphonie Musica Nigella
En fervente admiratrice de Balzac, « Je suis née dans Balzac » disait-elle joliment, Colette peint ici les artistes qu’elle a côtoyés pendant près de six années, « ces abeilles pauvres et sans butin » qu’elle a tendrement aimés. Pendant les années 1910, Colette a laissé mûrir l'écriture de l'Envers du music-hall. Le livre qui en résulte est particulièrement singulier. Il rend compte indirectement de sa vie, surprenante avec le recul, pendant ces années d'expérience de la scène et de l'univers du music-hall qui, sans son témoignage, serait bien moins connu.
Colette, figure emblématique
Music-hall et café-concert se confondaient pour les contemporains : artistes et public passaient de l'un à l'autre, mêlant ouvriers, petits-bourgeois, bourgeois encanaillés, employés et cousettes. Ce public bigarré, bruyant mais chaleureux, aimait profondément les artistes.
Pour Colette pourtant, une distinction existe : le music-hall lui paraît plus raffiné, plus travaillé, moins canaille. Elle n'exprime cependant aucun mépris pour les modestes gens du spectacle, quelle décrit comme consciencieux, courageux et passionnés. À tous, elle accorde une attention amicale nourrie par l'expérience partagée et une compassion généreuse.
Le livre ne suit pas une composition rigoureuse. Issus d'articles, les chapitres mêlent conte, récit, croquis, portraits et anecdotes, sans souci d'unité. Plutôt qu'un panorama ordonné, Colette juxtapose des impressions observées d'un regard lucide. Son écriture, vive, quotidienne et colorée, fait de L'Envers du music-hall, oeuvre méconnue, un témoignage saisissant sur l'envers du décor.
Colette s'attarde sur les coulisses, ce monde de l'autre côté du rideau, où elle se tient elle-même. Nous ne voyons pas l'artiste en scène mais en préparation, dans la loge, lieu à la fois vulgaire et magique. On y trouve mouchoirs, accessoires disparates, costumes brillants, odeurs de fard et de sueur. On y dort, on y mange, on bavarde ou on se tait. Dans cet espace intime et impudique, saturé d'artifices, le comédien atteint sa vérité avant daller faire oublier le réel au public.
Drôle, parfois pathétique, jamais complaisant, ce regard reste profondément attaché aux petites gens, souvent vachard, et porté par une écriture finement ciselée.
Le dimanche 8 mars à 16h, Euphonie Musica Nigella et Ici et maintenant théâtre / Christine Berg, conception et récitante / Antoine Philippot, baryton & récitant / Gabriel Philippot, piano
Tarif : 15€ (tarif normal) / 5€ (jeune de 13 à 26 ans, demandeur d’emploi, bénéficiaire du RSA, personne à mobilité réduite) / gratuit (moins de 12 ans, accompagnateur de personne à mobilité réduite)
Infos : www.musica-nigella.fr
Résas : reservation@musicanigella.fr
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